Détartrage à Sartrouville

Le détartrage, le geste qui protège tout le reste

C'est le soin le plus banal et le plus sous-estimé. Il élimine ce qu'aucun brossage ne peut retirer, et il est remboursé deux fois par an. La plupart des maladies de gencive que nous traitons auraient été évitées par cette seule séance, faite régulièrement.

Pourquoi la brosse à dents n'y suffit pas

Après chaque repas, un film de bactéries se dépose sur les dents : la plaque dentaire. Tant qu'elle est molle, le brossage l'élimine sans difficulté. Mais en 24 à 72 heures, les minéraux de la salive la durcissent : elle devient du tartre, une matière calcifiée aussi dure que la dent elle-même.

À ce stade, aucun brossage, aucun dentifrice et aucun remède maison ne peut plus l'enlever. Seuls les ultrasons d'un détartreur en viennent à bout. C'est une question de physique, pas de motivation : les patients les plus rigoureux ont aussi du tartre, simplement moins.

Le problème n'est pas le tartre en lui-même, c'est sa surface rugueuse et poreuse : elle retient encore plus de bactéries, y compris sous la gencive, là où elles déclenchent l'inflammation. Le tartre est le point de départ de la quasi-totalité des maladies parodontales.

Ce qu'un détartrage vous évite

Des gencives qui saignent

Gingivite

C'est l'effet le plus immédiat. Les saignements au brossage disparaissent en général en une à deux semaines après la séance, dès que l'inflammation retombe.

Le déchaussement

Parodontite

Laissée en place, l'inflammation gagne l'os qui soutient la dent, et cette perte-là est définitive. Le détartrage régulier est la prévention la plus efficace qui existe.

La mauvaise haleine

Halitose

Les bactéries du tartre produisent des composés soufrés. Quand l'haleine reste désagréable malgré un brossage sérieux, l'origine est très souvent là, et non digestive.

Des caries au collet

À la limite de la gencive

Le tartre retient la plaque contre le collet de la dent, une zone où l'émail est fin. Les caries qui s'y forment progressent vite et sont délicates à soigner.

Des dents ternes

Taches de surface

Café, thé, vin, tabac colorent la surface. Le polissage qui suit le détartrage les retire : les dents retrouvent leur teinte naturelle, souvent plus claire qu'on ne l'imaginait.

Un contrôle complet

L'occasion de tout vérifier

La séance est aussi un examen : caries débutantes, anciennes restaurations qui fuient, état des gencives. Beaucoup de problèmes se règlent en dix minutes quand on les prend là.

Comment se passe la séance

1L'examen

Nous commençons par regarder l'ensemble de la bouche : caries, état des gencives, restaurations existantes. C'est ce qui permet de vous dire si un détartrage classique suffit ou si les dépôts sont descendus sous la gencive, auquel cas le traitement est différent.

2Les ultrasons

Un instrument vibrant à très haute fréquence fait éclater le tartre sans toucher à l'émail, accompagné d'un jet d'eau qui refroidit et rince. C'est l'étape qui fait le bruit caractéristique. Elle n'est pas douloureuse, mais peut être sensible sur des collets déjà dénudés — nous adaptons la puissance, et une anesthésie locale reste possible.

3L'aéropolissage, si nécessaire

Un aérosol de fines particules projeté sous pression décolle les colorations tenaces, notamment celles du tabac et du café, dans les sillons et entre les dents. Indolore, il donne un résultat visible immédiatement.

4Le polissage

Une pâte fine passée à la brossette lisse la surface de l'émail. Ce n'est pas un geste cosmétique : une surface lisse retarde nettement la réinstallation de la plaque. C'est ce qui fait la sensation de dents « toutes neuves » avec la langue.

5Les conseils, adaptés à vous

Nous vous montrons, sur vos propres dents, les endroits où la plaque s'accumule chez vous — ils sont différents d'une personne à l'autre. Technique de brossage, choix de la brossette interdentaire adaptée à vos espaces : c'est cette partie qui fait durer le résultat.

À quelle fréquence ?

Deux fois par an est le rythme de référence, et c'est exactement ce que rembourse l'Assurance Maladie. Pour la majorité des adultes, c'est le bon intervalle.

Certaines situations justifient d'aller plus souvent, tous les trois à quatre mois : un antécédent de maladie parodontale, le tabac, un diabète, une grossesse, le port d'un appareil orthodontique, ou simplement une salive qui minéralise vite — certaines personnes fabriquent du tartre beaucoup plus rapidement que d'autres, sans que l'hygiène soit en cause.

À l'inverse, si vous n'avez pas vu de dentiste depuis longtemps, ne laissez pas ce délai vous décourager : nous ne sommes pas là pour faire des reproches. Le premier rendez-vous sert à faire le point, calmement.

Trois idées reçues qui ont la vie dure

« Le détartrage abîme l'émail. » Non. Les ultrasons agissent par vibration sur le tartre, dont la structure est différente de celle de l'émail. Réalisé correctement, le geste ne raye pas la dent. Ce sont les dentifrices très abrasifs et le bicarbonate utilisés quotidiennement qui, eux, usent réellement l'émail.

« Le détartrage déchausse les dents. » C'est l'inverse, mais l'impression est compréhensible. Quand le tartre est retiré, la gencive gonflée dégonfle et reprend sa place : on découvre alors le déchaussement qui existait déjà, masqué jusque-là. Le tartre ne tenait pas les dents, il détruisait leur support.

« Ça blanchit les dents. » Le détartrage retire les colorations de surface, ce qui éclaircit souvent l'aspect de plusieurs teintes. Mais il ne change pas la couleur naturelle de l'émail : c'est le rôle de l'éclaircissement. Cela dit, beaucoup de patients qui venaient pour un blanchiment repartent satisfaits d'un simple détartrage.

Remboursement

Le détartrage est un acte conventionné, à tarif opposable : il n'y a aucun dépassement d'honoraires possible. L'Assurance Maladie le prend en charge à hauteur de 70 % de sa base, et votre complémentaire couvre presque toujours le reste. En pratique, la plupart des patients ne paient rien.

La prise en charge porte sur deux détartrages par an. Si votre situation en demande davantage, les séances supplémentaires restent à votre charge ou à celle de votre mutuelle selon votre contrat — nous vous le disons avant, jamais après. Pour le reste de vos soins, notre page tarifs et remboursements explique ce qui est pris en charge et comment.

Vos questions sur le détartrage

Pour la grande majorité des patients, non : c'est plutôt une sensation de vibration, de froid et d'eau, plus désagréable que douloureuse. Cela peut devenir sensible quand les collets sont déjà dénudés ou quand la gencive est très inflammée, ce qui est justement le cas quand on a beaucoup de tartre. Dites-le nous : nous réduisons la puissance, nous travaillons par petites zones, et une anesthésie locale reste toujours possible. Personne ne doit serrer les dents en silence.

Deux fois par an pour la plupart des adultes, ce qui correspond à ce que rembourse l'Assurance Maladie. Un rythme de trois à quatre mois est recommandé en cas d'antécédent de maladie parodontale, de tabagisme, de diabète, de grossesse ou de port d'un appareil orthodontique. Certaines personnes forment aussi du tartre beaucoup plus vite que d'autres en raison de la composition de leur salive, indépendamment de leur hygiène : nous adaptons alors la fréquence à votre cas.

Oui. C'est un acte à tarif opposable, sans dépassement d'honoraires possible, remboursé à 70 % par l'Assurance Maladie sur sa base de remboursement. La quasi-totalité des mutuelles prend en charge le reste, ce qui aboutit le plus souvent à un reste à charge nul. Le remboursement porte sur deux détartrages par année civile.

Non. L'appareil à ultrasons agit par vibration sur le tartre, une matière dont la structure diffère de celle de l'émail ; réalisé correctement, il ne raye pas la dent. C'est une inquiétude fréquente, mais les vrais responsables de l'usure de l'émail sont ailleurs : les dentifrices très abrasifs, le bicarbonate utilisé quotidiennement, le brossage horizontal trop appuyé et les aliments acides.

Oui, et c'est même révélateur. Une gencive saine ne saigne pas, y compris pendant un détartrage. Si elle saigne, c'est qu'elle était déjà inflammée par le tartre présent. Ce saignement diminue nettement dans les jours qui suivent la séance, à condition de continuer à brosser la zone, même si elle est sensible. Un saignement qui persiste au-delà de deux semaines justifie un bilan parodontal.

Non seulement on peut, mais c'est vivement recommandé. Les modifications hormonales de la grossesse rendent les gencives beaucoup plus réactives à la plaque : la gingivite gravidique touche une femme enceinte sur deux. Des études associent par ailleurs les maladies parodontales non traitées à un risque accru de prématurité. Le deuxième trimestre est la période la plus confortable pour intervenir. Signalez simplement votre grossesse à la prise de rendez-vous.

Une sensibilité au froid pendant quelques jours est fréquente, surtout si beaucoup de tartre a été retiré au niveau des collets : ces zones se retrouvent exposées après avoir été recouvertes longtemps. Elle s'atténue seule en une à deux semaines. Un dentifrice pour dents sensibles, appliqué au doigt sur la zone le soir sans rincer, accélère nettement les choses. Si la sensibilité persiste au-delà d'un mois, reparlez-nous en.

Ils en ont moins besoin que les adultes, car le tartre se forme plus lentement chez eux, mais ce n'est pas exceptionnel, surtout à l'adolescence ou en présence d'un appareil orthodontique qui complique le brossage. Le geste est alors très rapide et parfaitement indolore. La visite de contrôle reste l'essentiel : elle permet de dépister les caries tôt et d'installer les bons réflexes, ce qui compte davantage à cet âge que le détartrage lui-même.

Un détartrage, deux fois par an

C'est le rendez-vous le plus simple à prendre et celui qui évite le plus de soins lourds ensuite. Si votre dernier remonte à plus d'un an, c'est le moment. Réservation en ligne, à toute heure.

Nos autres soins

Chaque page détaille le déroulement, les suites, la durée et le remboursement du traitement, avec les questions que l'on nous pose le plus souvent.

RDV Doctolib